- 31 mars 2026
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Le grand Nord s’invite dans le Haut-Doubs
Fondé en 2006 par Gilles Malloire, le Parc Polaire de Chaux-Neuve s’étend sur une dizaine d’hectares à 1 200 mètres d’altitude, au cœur du Haut-Doubs. Dans cet écrin de moyenne montagne, plusieurs dizaines d’espèces emblématiques des climats froids – rennes, yaks, bisons ou encore loups – évoluent dans un environnement adapté à leurs besoins. Engagé dans la préservation de la biodiversité, le parc participe activement au programme européen EEP, dédié à l’élevage et à la conservation d’espèces menacées.
Dans un paysage jurassien qui forcément fait penser au Grand Nord, les visiteurs peuvent aller à la rencontre des cerfs élaphes, des rennes, des yacks, des mouflons, des chamois, des daims, des bisons d’Europe et des chevaux tarpan.
La visite du Parc Polaire dure environ une heure et se fait uniquement en compagnie d’un guide soigneur animalier. Ce format permet de découvrir les différentes espèces du parc tout en apprenant davantage sur leur mode de vie, leur adaptation au froid et leur comportement.
Depuis leur enclos, les nouveaux pensionnaires entendent de temps à autres dans les forêts voisines, le cri des loups gris d’Europe. Dans le massif du Jura au moins trois meutes de loups sont présentes sur le territoire, où l’espèce y fait son retour depuis une quinzaine d’années.
Nichée dans une cuvette entourée de montagnes, Mouthe est considérée comme la ville la plus froide de France. Le 23 novembre 2025, la température minimale relevée était de -35,1 degrés.
Les renards polaires sont actuellement une espèce en voie de disparition. En Scandinavie, leur région d’origine, on en compte plus que 450 spécimens. Ils sont également présents dans l’ensemble de l’Arctique, à savoir au Groenland, en Russie, au Canada, en Alaska, au Svalbard, en Islande et dans les Alpes scandinaves.
Dans cet espace hors du temps, ces espèces vivants d’ordinaire en milieux hostiles cohabitent en toute quiétude. Habitués à ces températures et à ce climat de moyenne montagne, les animaux s’adaptent naturellement aux conditions hivernales qui caractérisent cette région du massif du Jura.
Les rennes supportent des températures descendant sous les –40 °C grâce à leur épaisse fourrure isolante et à une circulation sanguine spécifique qui limite les pertes de chaleur. Leurs larges sabots leur permettent de se déplacer sur la neige et de creuser pour atteindre les lichens dont ils se nourrissent tout l’hiver.
Animé par un profond amour des animaux, Gilles Malloire cherche à faire de son parc un lieu d’immersion respectueuse, où les espèces des climats froids évoluent librement et sereinement dans un vaste environnement. Le directeur ne travaille pas seul, sa femme et plusieurs soigneurs l’aident au quotidien.
Silhouette furtive et regard perçant, le loup évolue dans un environnement adapté qui permet de mieux comprendre son rôle essentiel dans les écosystèmes nordiques. À travers sa présence, le parc rappelle l’importance de préserver ces espèces emblématiques, souvent menacées, et de sensibiliser le public aux enjeux de leur conservation.
Les paysages vallonnés du Haut-Doubs, dans l’ambiance froide et calme de l’hiver. Cette région de moyenne montagne, située à l’est de la France près de la frontière suisse, est connue pour ses grands espaces et ses hivers souvent rigoureux.
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