Slackline : un sport qui crée des liens

Deux arbres, une sangle et un peu de dextérité : voilà la recette du bonheur pour les slackliners. Cette discipline, encore peu connue, allie agilité et concentration pour parvenir à marcher d’un bout à l’autre de la sangle sans tomber.

Signifiant “ligne lâche” en anglais, la slackline est née au début des années 80, au Camp 4, un camping populaire pour les amateurs d’escalade dans le Yosemite, en Californie. Elle s’est ensuite diffusée en France grâce à l’émergence de sites internet spécialisés comme Slack.fr en 2005. La highline, pratiquée entre deux falaises, est une variante particulièrement populaire en été pour la sensation de liberté qu’elle procure. Selon un sondage actuellement organisé par l’Association Française de Slackline (AFS), le nombre de highliners s’élèverait à environ 4000 personnes en France.

Malgré l’absence de fédération à proprement parler, la communauté s’organise sur Discord autour de l’AFS pour donner du poids à la discipline. Depuis les années 2010, les salles se multiplient en France, témoignant d’une démocratisation progressive de la discipline auprès du grand public. La pratique reste toutefois informelle ce qui rend difficile l’estimation précise du nombre de pratiquants. Entre les normes administratives et le petit nombre de ses pratiquants, le chemin de la reconnaissance n’est pas une ligne droite, mais les slackliners continuent d’avancer.