Trophées de peau, de plumes et d’os

Les trophées de chasse existent depuis aussi longtemps que la chasse elle-même. À partir de bois, crânes, pattes ou même d’animaux entiers, la taxidermie a pour but de donner aux bêtes abattues une apparence vivante ou ornementale, les transformant en objets de décoration. 

Virginie Petot-Lanaud, taxidermiste en Côte-d’Or, a hérité de son père la pratique de cet artisanat tout particulier. Dans son atelier aux allures de cabinet de curiosité, elle dépouille, tanne et assemble avec minutie les bêtes apportées par les chasseurs de la région qui souhaitent les voir immortalisées.

Si quelques jours suffisent généralement pour la naturalisation d’un petit oiseau en bon état, celle de gros animaux peut s’étaler sur plusieurs mois, en tenant compte des temps de séchage et de travail du cuir. Le prix de chaque pièce varie d’un taxidermiste à l’autre. Virginie facture 100 euros pour une perdrix et plus de 600 euros pour un cerf.